Quelle semaine !
17 juillet 2007
C’est à l’arrivée de Lionel à Quinta do Lorde, que la nouvelle se sait :
il n’a pas d’équipier pour le retour aux Sables d’Olonne. Cela le met
donc hors course de cette première Les Sables-Madère-les Sables.
Evidement la solution la plus rapide et la plus évidente est de
retourner avec une personne déjà sur place, française, licenciée à la
Fédération Française de Voile, ayant quelques connaissances en voile.
Plus les journées passent plus le fait devient incontournable, il faut
que je rentre avec Lionel sur Groupe SEFICO. Ce nom m’est familier
puisque mon sponsor en 18 pieds australiens depuis 5 ans.
Le plus difficile me semble-t-il sera alors de convaincre ma hiérarchie
de me laisser prendre des congés pour participer à une course que jusque là j’organise dans le cadre de mon travail à l’ISO.
En un coup de fil et deux mails l’histoire est réglée, je serais l’équipier de Lionel pour le retour de Madère.
N’ayant eu l’occasion de monter à bord qu’une fois pour une sortie
croisière, je n’ai absolument aucune idée de la couleur de telle ou
telle drisse. C’est là que Lionel m’a surpris, me laissant la barre pour
mieux gérer le reste des manoeuvres. Cette situation est venue
d’elle-même n’a pas demandé de concertation particulière il m’a juste dit, « il vaut mieux que tu prennes la barre ." Déjà la démarche
d’organisation à bord me plaisait.
La veille, nous avions échangé en très peu de temps sur la route et de
la même manière nous sommes vite tombés d’accord.
Après un départ canon, la première nuit se passe là aussi de la même manière détendue, « tu vas dormir ? , c’est moi, c’est comme tu veux. »
Lorsque nous discutons réglage, ou que je veux essayer quelque chose,
aucune entrave à mes expériences ne vient me limiter. Au final nous
arrivons à partager des impressions, des options, puis des certitudes
et à fonctionner facilement sur le plan technique.
En quelques heures seulement nous nous sommes calés sur le
fonctionnement alors que je n’avais jamais fait de course au large, sur
les réglages alors que je ne connaissais pas le bateau, tout s’est passé
facilement.
Je pense pour une raison essentielle qui est l’ouverture d’esprit et le
respect de mes idées dont tu as fait preuve à mon égard.
Pour le reste, la vie à bord fut une poilade permanente même si
certaines conditions météo la rendait difficile, merci à toi Lionel pour
cette semaine inoubliable. Et surtout ne t’affole pas si on te demande
en pleine nuit ou il faut aller pour les photos,...c’est par-là !!!
Philippe Vallée






















