On n’a jamais rien lâché, et on ne commencera pas aujourd’hui
29 juillet 2008
La perte de la voile a été dure à encaisser. Mais on s’est rapidement remis au boulot afin d’optimiser notre route et notre stratégie en fonction de cette perte.
En fouillant dans la bidon de "survie psychologique", Lionel a trouvé un bon plat de pommes de terre rissolées au lardons. Avec en plus les franches rigolades autour de la dernière innovation du bord comme "la machine à percer les rêves de chacun d’entre nous", le moral revient au beau fixe.
Après le débriefing sur la casse du spi, on s’est rappelé que c’était un privilège d’être là où nous étions, au milieu de l’océan, et qu’on ne devait pas gâcher ce plaisir pour une fichue voile. Et, de toutes façons, comme on n’avait pas assez de vivres pour tenir plus longtemps que prévu, on n’avait pas trop le choix : Vitesse, vitesse, vitesse.
Conclusion : On n’a jamais rien lâché, et on ne commencera pas aujourd’hui.
L’idée est maintenant d’aller chercher la dorsale plus au nord pour profiter d’une dépression et de s’approcher d’elle au maximum pour en tirer ses vents les plus forts. Ainsi on sera dans la plage d’utilisation du seul spi qui nous reste à savoir le spi tempête.
On limite la casse au niveau classement, à notre grand étonnement, et c’est tant mieux.
L’ESPRIT LARGE TALMONT ST HILAIRE






















