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Belle sortie des vendéens à Québec !

22 juillet 2008

Superbe départ de « L’Esprit Large Talmont-Saint-Hilaire ! En tête de la flotte des Class40, l’équipage vendéen a quitté Québec, dimanche après-midi, sous les applaudissements d’un public enthousiaste. Le Saint Laurent n’a ensuite pas facilité la progression des concurrents de la Québec Saint Malo : trous de vent, courants, bancs de sable et autres obstacles sournois étaient au rendez-vous. Deux Class40 se sont d’ailleurs échoués lors des premières heures de course. Le plus dur semble cependant être dans le sillage de la flotte. Ce mardi, les 40 pieds ont tous passé Rimousky et vont bientôt commencer à mettre de l’Est dans leur route pour sortir du grand fleuve.


Sortie de scène réussie pour les vendéens ! L’esprit large, Talmont-Saint-Hilaire est parti en tête de la Québec Sant Malo dimanche dernier. « Départ somme toute agréable puisque nous avons pu longer les quais de Québec, en tête, sous les applaudissements d’un public en masse (expression québecoise) ! », raconte Jacques Fournier.

Ancres, pioches et couverts en titanes « La suite s’est déroulée au hasard du vent et de son absence, du courant, des cailloux et du brouillard…. » De fait, depuis 2 jours, les équipages « tricotent » dans les eaux dangereuses du Saint Laurent, sans aucune visibilité. « Depuis lundi, nous naviguons dans un brouillard froid et bien sûr trés humide. Nous descendons le St Laurent sans voir le paysage, contre le vent, parfois contre le courant et au milieu des cailloux », confirme le co-skipper de l’Esprit Large, Talmont-Saint-Hilaire.

Les 5 marins n’ont cependant pas été pris de court. Ils s’étaient même sérieusement préparés aux affres du grand fleuve : « nous avions prévu des ancres et des pioches prêtent à être mouillées en cas de forts courants contraires », commentait lionel Regnier. « Nous avons également fait un chasse au poids drastique, à cause du petit temps qui nous attend : nous avons même remplacé nos couverts par des cuillères et des fourchettes en titane !! »

Veille permanente
Ces précautions prises, les navigateurs ont cependant passé ces premières 48 heures de course sur le qui-vive : « les quarts s’organisent doucement, mais la veille permanente est plutôt de rigueur car il faut être prompt à réagir à chaque nouvelle situation », poursuit Jacques Fournier.

L’étroitesse du Saint-Laurent a contraint les marins à manœuvrer constamment : « En définitive, hier soir, on n’aura mouillé l’ancre qu’une petite demi-heure. Le vent a eu la bonne idée de rentrer et nous a offert un ballet tip top : imaginez 25 bateaux en train de remonter contre le vent un chenal de 5km de large... ! Le but étant de rester dans ce chenal pour profiter à fond du courant (alors porteur) ! Avec la lune comme projecteur, tous ces bateaux se croisaient, toutes les dix minutes, dans le respect des règles de priorité : sur un bord on était les maîtres du monde, et au virement suivant, il fallait gérer tous les croisements...De nuit, c’est beau mais c’est chaud ! », explique Jean-Edouard Criquioche.

Ce mardi, L’Esprit large, Talmont-Saint-Hilaire pointe en 12e position, à une 20aine de milles des premiers. Les écarts sont encore très serrés et la première victoire de l’équipage vendéen sur ce tout début de parcours est d’avoir évité de heurter un banc de sable ou autres roches et billes de bois qui hantent le Saint Laurent.

Petit souci de ballast
Deux des concurrents de la Québec Saint Malo se sont en effet échoués : l’un d’eux, Patrice Carpentier a été contraint l’abandon tandis que l’autre est resté echoué de longues heures avant de pouvoir reprendre la course, en queue de flotte. « Tanguy de Lamotte a mis son bateau sur les cailloux hier matin...Voir un Class 40 couché ainsi sur les cailloux, ça fait vraiment mal au cœur : pour le bateau qui souffre et pour l’équipage qui sort ainsi de la course », commente Jacques.

Les vendéens ont toutefois un petit souci technique : une vanne de ballast a lâché, les obligeant à vider et remplir manuellement ces réservoirs d’eau de mer (qui servent de contrepoids et participent à l’équilibre du bateau) : « à chaque virement, on perd près de 5 minutes et beaucoup d’énergie », explique Jean-Edouard. Ça ira mieux en Atlantique !

La flotte est en passe de sortir du Saint Laurent. Les concurrents vont aborder les délicats passages de Percé (sortie du fleuve), des îles de la Madeleine et de Saint Pierre et Miquelon avant d’aborder l’Atantique avec un soulagement sans doute général.

Catherine Ecarlat

La Québec Saint Malo 2008 Une Transat aussi conviviale que difficile car disputée en équipage : les bateaux sont poussés à leur maximum pour ceux qui joue la gagne. Le parcours est compliqué : il faut tout d’abord déjouer les pièges du Saint Laurent (courant et calmes) pour être le premier à attraper les dépressions de l’Atlantique Nord qui filent, elle aussi, d’Ouest en Est.

2008 : 7e édition (première édition en 1984, course organisée tous les 4 ans). 2 950 milles en équipages (3 minimum). 28 équipages inscrits dont 18 en Class40 (et 6 multis 50’ et 4 Classe FICO de 55’ à 60’) Départ le 20 juillet à 17h00 heure française pour les Class40 (et 17h30 pour les 50’ à 60’) à l’issue d’une semaine de festivités dans le cadre des 400 ans de Québec. Arrivée prévue autour du 10 - 15 août à Saint Malo.

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